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Comment se retrouver professionnellement une fois maman (Partie 2 : quelle femme avez-vous envie d’être ?)


Depuis que vous êtes maman, vous êtes devenue (un peu) une autre femme. Vous avez d’autres priorités, d’autres besoins et d’autres envies.

(On a d’ailleurs vu dans cet article comment faire le point sur la femme que vous êtes devenue).

Depuis, vous n’êtes plus alignée avec ce que vous faîtes dans votre travail, vous n’arrivez pas à retrouver un équilibre et vous souhaitez vous retrouver professionnellement.

Savoir que l’on a envie de changer c’est bien, mais savoir où l’on va c’est mieux ! Vous ne pourrez amorcer de changement que si vous le faites pour vous et pour vous seule (et pas uniquement pour quitter un environnement de travail donné ou un type de management). 

Si vous vous donnez la possibilité de vous réinventer professionnellement, il faut que vous construisiez une identité professionnelle qui vous corresponde vraiment.

Pour y arriver, il va être indispensable de faire le point sur vos besoins, vos motivations et vos envies. 

Quelles sont vos valeurs ?

Dans votre vie professionnelle comme dans votre vie personnelle, vous ne pourrez être épanouie que si vous faites des choses qui sont en accord avec vos valeurs profondes, en accord avec qui vous êtes vraiment. 

Dès que vous êtes en désaccord, non seulement vous n’allez pas vous épanouir, mais cela va augmenter votre culpabilité. 

Essayez donc de prendre le temps et d’identifier vos valeurs profondes. 

Le petit conseil pour identifier vos valeurs fondamentales :

Dans la liste de valeurs suivante, sélectionnez les 5 valeurs qui sont le plus importantes pour vous dans votre vie de tous les jours. Celles par exemple que vous aimeriez transmettre à vos enfants.

Gardez-les dans un coin de votre tête. Plus vous allez identifier vos valeurs et essayer de vous aligner avec elles, plus cela vous apportera de l’ énergie. 

Qu’est ce qui vous motive au travail ? 

Vous avez envie de changer. Vous savez que vous ne voulez plus rester dans la situation actuelle. Et vous souhaiteriez que ça aille vite. 

Or, l’erreur à ne surtout pas faire est de se précipiter sans se poser les bonnes questions. Si vous rebondissez trop vite sur un autre projet, vous prenez le  risque de vous retrouver exactement dans la même situation dans les 2 ans à venir (et peut être même moins). 

Et dans la majorité des cas, ce ne sera pas que la faute de l’entreprise.

Evidemment, vous pouvez mal tomber dans votre futur poste et être confrontée à un management, des conditions de travail ou une ambiance insupportables.

Mais le plus important à comprendre est que, dans les raisons qui font que l’on quitte une entreprise, il y a une part très individuelle de notre rapport au travail.

Qu’est ce que ça veut dire ? Que chacun détient des seuls de tolérance très différents et vit les choses à travers son propre prisme. Cela peut toucher à notre rapport à la reconnaissance, à l’autorité, aux valeurs, au management … mais c’est surtout une rencontre entre nous, qui on est, notre histoire et notre travail. 

Certains, de par leur sensibilité et leur enfance, vivront très mal un management directif. D’autres ne supporteront pas une promesses non tenue ou un manque de reconnaissance.

Pour ma part, j’ai passé plus de 10 ans sur des postes de consultants alors que mes motivations et mes besoins étaient en décalage avec ce que pouvaient m’offrir ces jobs.

J’ai découvert depuis que mes moteurs n’étaient ni l’argent ni la compétition.

J’ai découvert que n’aimais pas travailler de façon disciplinée et sous le contrôle d’un manager.

J’ai besoin d’ambiance fun, j’ai besoin d’aider les autres et, surtout, j’ai besoin de flexibilité …

Le petit conseil pour identifier ce qui vous motive dans un travail :

Si cela vous tente d’aller un peu plus loin, je vous propose de réaliser le test DRIVE, d’Assessfirst. Vous l’avez peut être déjà passé si vous avez suivi mon programme de mails. Si ce n’est pas le cas, voici le lien pour vous connecter et créer un compte (gratuit). Vous le verrez, ce test met en avant : 

  • Les activités que vous aimez  faire, celles qui stimulent votre engagement,
  • Dans quel cadre vous aimez les faire, l’ambiance dans laquelle vous aimez travailler,
  • Avec quel type de personnes vous aimez travailler.

Là aussi, gardez bien en tête vos propres drivers pour bien orienter vos recherches le moment voulu.

Quelle est votre vision de la réussite ? 

Nous avons tous une vision de la réussite qui nous est propre…. enfin normalement !

Dans les faits, on le sait toutes, elle est fortement influencée par des éléments extérieurs et le regard des autres. 

Outre notre environnement professionnel et le regard de nos pairs, il existe aussi une vision de la réussite propre à notre famille. En effet, chaque famille a, de manière explicite ou implicite, sa propre vision de la réussite. (Rappelez-vous, c’est tout ce que vous avez entendu depuis que vous êtes petite !).

Concrètement quand on entend, « elle a bien réussi » on a chacun une image différente dans notre tête. Chaque famille valorise certains types de parcours. 

Je n’avais jamais mis de mots dessus avant de faire moi même cet exercice mais c’est ce qui s’est passé pour moi. 

Dans ma famille, tout le monde est médecin ou pharmacien. 

Dès lors, tous les repas de familles étaient rythmés par des discussions sur le sujet, des grandes théories… et bien souvent des disputes. 

Au lycée, je ne savais pas vraiment ce que je souhaitais faire mais, comme je n’aimais pas les matières scientifiques, j’ai choisi de suivre une filière ES puis d’intégrer une prépa HEC … puis une école de commerce. 

La question de faire médecine ne s’est jamais vraiment posée et on ne m’a pas du tout mis de pression là dessus. Mais, dans les faits, je me suis tout de même mis une certaine pression toute seule. 

Dès que je suis rentrée en école de commerce, j’ai essayé de rejoindre le secteur de la santé, même si cela impliquait de le faire par un autre biais que médecine. C’était devenu mon fil rouge, mon fil conducteur. 

J’ai fait un stage en tant que chef de projet en hôpital, 

Je suis intervenue dans des associations liées au secteur de la santé, 

J’ai intégré un cabinet de conseil en stratégie dans le milieu hospitalier, 

Puis, j’ai choisi de faire du recrutement dans le secteur de la santé…

Pour terminer par un passage express, il n’y a pas si longtemps, dans une start-up travaillant dans la prévention santé. 

Quand j’ai commencé à vraiment me poser des questions. Quand je me suis moi même demandée ce que j’aimais vraiment faire, j’ai réalisé que j’avais essayé de suivre un secteur qui me passionne, certes, mais dans lequel je n’avais pas trouvé comment mettre en avant mes compétences (et avec des métiers qui ne me correspondaient pas du tout). 

En définitive, j’avais surtout fait tout ça pour me rapprocher d’une partie de la famille. 

Depuis que je me suis détachée de cela, je m’autorise enfin à prendre des décisions qui sont vraiment alignées avec qui je suis.

Je retrouve souvent le même cas de figure quand je rencontre des personnes qui ne se sentent pas à leur place dans leur job. Elles réalisent en effet qu’elles ont voulu suivre une vision de la réussite propre à leur entourage sans écouter leurs envies. 

Et vous, quelle est la vision de la réussite dans votre famille ?

Quelle est votre propre vision de la réussite ?

Le petit conseil pour définir votre vision de la réussite 

Pour vous aider, posez vous les questions suivantes: 

  • Quel est le métier de mes parents ?
  • Dans ma famille, qu’est ce que ça veut dire réussir ? (être indépendant, diriger des gens, avoir du temps pour s’amuser … ?),
  • Est ce qu’une filière est privilégiée/ black-listée ?
  • Est ce qu’on attend quelque chose de particulier pour les femmes ?
  • Est ce qu’on m’a orientée vers une voie en particulier?

Ces éléments constituent de premières réponses pour faire le tri entre les convictions qui vous appartiennent vraiment et celles qui ne vous appartiennent pas. 

Quelle maman avez vous envie d’être ? 

Est-ce que vous vous êtes déjà posée cette question ? 

On a toute envie d’être une super maman, une maman épanouie. Mais au delà de ça, quelle maman avez vous envie de devenir vraiment ?

Qu’est ce que vous avez envie que vos enfants disent de vous ? 

Le petit conseil pour comprendre la maman que vous avez envie d’être : 

Imaginez que votre fils ou votre fille doive rédiger une dissertation. Le sujet « Qui est ta maman? ». 

Ma fille m’a dit récemment « c’est gentil maman d’aider les gens à trouver un travail ». J’ai trouvé ça top qu’elle ait cette image. 

Et vous, qu’aimeriez vous lire dans ce devoir ?

Autre question à vous poser : qui admirez vous ? Quelles autres femmes admirez vous ? 

Ne cherchez pas uniquement des stars de la TV ou des influenceuses instagram. Cherchez à la fois des personnes connues et des personnes de votre entourage. 

En général on n’admire pas une personne dans son ensemble mais seulement un trait de caractère, une qualité, un talent, une façon de faire. On peut avoir un modèle pour chaque partie de sa vie : 

  • J’admirais mon ex-collègue qui avait une capacité d’analyse des gens hors norme et un niveau de discours impressionnant
  • Moi j’admire une des mes amies qui arrive à rester hyper drôle et fêtarde même avec ses 2 enfants en bas âge.
  • J’admire la répartie et la mémoire d’Oussama Amar quand il fait ses vidéos 
  • J’admire les entrepreneuses à succès dont j’écoute les podcasts

Pourquoi se poser cette question ? 

Parce que nos modèles en disent beaucoup sur nos aspirations. Ils peuvent nous aider à aller vers ce qu’on veut être. Avoir des modèles est utile pour se fixer certains objectifs. L’idée n’est pas de se construire une fausse personnalité mais d’étudier quelles qualités et quels traits de caractère sont inspirants pour vous. 

Notez sur un bout de papier les 5 personnes que vous admirez le plus et réfléchissez à ce que vous admirez tout particulièrement chez elles.

Etre maman, c’est voir ses priorités, ses contraintes et ses besoins changer.

Etre maman, c’est devenir (un peu) une autre femme et se sentir parfois en décalage avec notre ancienne vie professionnelle.

Quand on veut changer et que l’on sait vers vers quoi on souhaite aller, il est plus facile de se battre pour devenir la maman que l’on a envie d’être.

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