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Petit boulot

Nos petits boulots

On dit souvent qu’il est facile de créer sa boite en France et que le « vrai » entrepreneuriat commence quand on ne touche plus de droits au chômage. Avec un peu de recul, je confirme que c’est dans ces moments là que j’ai le plus appris !

Cela fait maintenant un an que l’on se verse un salaire avec Colombe mais, avant ça, on a toutes les deux vécu des situations financières assez tendues.

Durant les mois où l’on attendait les paiements du CPF (Compte personnel de formation), on a subi un gros trou de trésorerie. On a donc toutes les deux vécu des doubles vies !

C’est Colombe qui a le plus de mérite. Elle a préparé des bagels dans un restaurant de Nantes en parallèle de son job de boosteuse chez l’Escale. Elle se levait tôt pour être là à l’ouverture ou devait gérer la fermeture et le rangement des tables. Et comme dans tout ce qu’elle fait, elle y a mis tellement de coeur que ses employeurs ont voulu la garder !

De mon côté, j’ai travaillé à mi-temps dans la boutique de décoration d’une amie. (D’ailleurs, si vous voulez y jeter un coup d’oeil, ce qu’elle vend est juste magnifique : https://www.plum-deco.com/).

Le matin, je mettais en place, je vendais, je papotais avec les clients de la boutique.

L’après-midi, je m’asseyais derrière mon bureau, je travaillais sur nos contenus et j’échangeais avec nos participants.

Finalement, au delà du rythme, le plus difficile a été l’incompréhension des gens. Beaucoup n’ont en effet pas compris

Je me souviens notamment de la réflexion d’une connaissance quand elle est rentrée un jour dans la boutique. Surprise de me voir derrière le comptoir, elle m’a directement demandé : « Ah mais donc l’Escale ça ne marche pas ? « . Je lui bien sûr expliqué que si, l’Escale ça marchait super bien mais que j’ai besoin d’un peu de fond de roulement.

Mais j’ai compris que je perdais mon temps. J’ai bien senti qu’elle n’était pas convaincue.

Comme ma mère n’a pas été convaincue non plus

Comme beaucoup de personnes d’ailleurs.

Quelques années auparavant, cela m’aurait empêché de dormir. J’aurais continué à perdre des heures à essayer de convaincre les gens. A l’inverse, j’ai appris à me détacher (un peu) du jugement des autres.

A posteriori, je réalise d’ailleurs à quel point cette période m’a été utile pour apprendre à me connaître encore mieux et à m’aligner avec ce qui est bon pour moi. (Qui plus est, j’ai adoré découvrir un nouveau métier ! ).

En définitive, ce qui me rend le plus heureuse, c’est d’avoir fait ce que l’on ne cesse de conseiller aux personnes que l’on accompagner : tester, explorer, trouver des solutions pour ne pas abandonner son projet… et se détacher du jugement des autres pour avancer !

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